À l’occasion de la Semaine nationale de l’indépendance, le Musée national de Guinée a ouvert ses portes, ce lundi 28 septembre 2026, à 650 jeunes venus des dix régions administratives du pays. Présidée par le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, en présence des représentants du Secrétariat général du Gouvernement et du ministère de la Jeunesse, cette initiative a placé la transmission de la mémoire et la connaissance du patrimoine au cœur de la célébration du 68ᵉ anniversaire de l’indépendance.
Sur les 650 jeunes mobilisés, à raison de 65 par région administrative, 130 ont pris part à cette première visite guidée au Musée national. Selon le directeur général de l’institution, Amirou Conté, l’objectif est de permettre à cette nouvelle génération de découvrir le rôle fondamental d’un musée et de mieux s’approprier l’histoire et le patrimoine du pays.

Pour l’occasion, la Bibliothèque nationale a présenté des ouvrages anciens, dont certains remontent aux XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles, tandis que les Archives nationales ont exposé des documents historiques liés à l’accession de la Guinée à l’indépendance (notamment une copie de la première Constitution et de précieuses photographies d’archives). Le Musée national a, pour sa part, mis en lumière plusieurs objets patrimoniaux majeurs, alors que l’Institut national audiovisuel a proposé des images et des films d’époque consacrés à la marche de notre pays vers la souveraineté.
Dans son intervention, le ministre Moussa Moïse Sylla a rappelé que le Musée national constitue « la mémoire de la nation » et un espace privilégié destiné à transmettre aux générations futures les repères historiques et culturels de la Guinée. S’adressant directement à la jeunesse, il a insisté sur la valeur inestimable des objets exposés, soulignant que derrière chaque masque, chaque tambour ou chaque outil traditionnel, se trouvent des savoirs, des pratiques et des histoires qui ont façonné l’identité des différentes communautés du pays.
Le Ministre a également mis en exergue les opportunités économiques liées au patrimoine, notamment dans les secteurs du tourisme, de l’artisanat, des industries culturelles et créatives, de la création numérique et des métiers de la conservation. Pour lui, la connaissance du patrimoine ne relève pas uniquement du devoir de mémoire ; elle constitue un formidable levier ouvrant de réelles perspectives professionnelles pour la jeunesse guinéenne.
Du côté des participants, cette immersion a été accueillie avec ferveur, perçue comme une occasion rare de mieux comprendre le roman national. Fodé Bangoura, représentant du Conseil national des jeunes de Guinée, a salué la pertinence de cette initiative, qui a permis à la jeunesse de redécouvrir les personnalités illustres et les événements fondateurs qui ont jalonné la marche irréversible de la Guinée vers son indépendance.










