Le débat sur la rémunération des artistes africains sur les plateformes numériques prend une nouvelle ampleur. Invité chez Sally, l’artiste français d’origine congolaise Tiakola a dénoncé ce qu’il considère comme une injustice concernant la monétisation des contenus musicaux africains sur YouTube.
<< C’est pas normal qu’un artiste africain ne soit pas monétisé ! >>, a-t-il lancé, avant d’appeler à se mettre à la place des artistes qui consacrent du temps et des moyens à la création musicale, sans pour autant bénéficier pleinement des revenus générés par leurs œuvres. Dans cette démarche, l’artiste a récemment boycotté ladite plateforme, en publiant sur X, anciennement Twitter, le clip vidéo de son titre » Caméléon « .
Pour Tiakola, la situation pose une véritable question d’équité. Il estime qu’un artiste doit pouvoir vivre de sa musique sans être contraint de dépendre uniquement des dédicaces ou du soutien financier d’autres personnes.
<< Leur vie dépend d’un humain, alors que ça doit être normal d’être monétisé et de pas dépendre de quelqu’un, c’est ta musique >>, a-t-il notamment déclaré.
L’auteur de MELO va plus loin en comparant cette situation aux mécanismes de rémunération des droits d’auteur, s’interrogeant sur la manière dont les artistes africains peuvent réellement bénéficier des revenus générés par leurs œuvres sur les plateformes numériques.
Pour lui, ce combat dépasse sa propre personne. Tiakola souhaite voir davantage d’artistes se mobiliser afin de faire évoluer les choses.
<< Ce combat, c’est pas que moi, c’est tout le monde >>, affirme-t-il, appelant les artistes qui se sentent concernés à se joindre à cette démarche.
À travers cette prise de position, Tiakola remet ainsi au cœur des discussions la question de la valorisation et de la rémunération de la musique africaine à l’ère du numérique, alors que YouTube et les plateformes de streaming occupent désormais une place centrale dans la consommation musicale.










