Le Directeur général du Bureau guinéen du droit d’auteur (BGDA), Moussa Fofana, est intervenu sur le débat autour des clashs entre artistes. Cette intervention intervient à un moment où les rappeurs THIIRD et LE MÉLANGEUR alimentent l’actualité culturelle urbaine guinéenne avec un clash continue. Dans une publication, il rappelle que la liberté de création est protégée par la loi, mais qu’elle connaît également des limites. S’appuyant sur l’article 3 de la loi guinéenne sur le droit d’auteur, il souligne que « les œuvres de l’esprit, quels qu’en soient le genre, la forme d’expression, le mérite ou la destination, sont protégées par le droit d’auteur ». Selon lui, cette protection repose avant tout sur l’originalité de la création.
Mais le responsable du BGDA insiste sur le fait que cette protection n’autorise pas tous les excès. Évoquant les dispositions du Code pénal relatives à la diffamation et à l’injure, il rappelle qu’un artiste peut voir son œuvre protégée par le droit d’auteur tout en étant poursuivi si son contenu enfreint la loi.
Pour illustrer son propos, Moussa Fofana fait référence au clash entre Le Mélangeur et Thiird, qu’il considère comme une expression artistique pouvant stimuler la créativité et faire vivre plusieurs métiers de l’industrie musicale. Toutefois, il appelle les artistes à éviter les attaques visant les familles ou les propos susceptibles de troubler l’ordre public. Résumant sa pensée, le Directeur général du BGDA lance ce message aux créateurs « Le clash, c’est l’art de se battre avec des mots, pas avec des délits. »
Il conclut enfin par une invitation à concilier créativité et responsabilité : « Alors clashez, créez, amusez… mais gardez la loi comme votre beat de fond. »









