À l’occasion du lancement officiel de la 8ᵉ édition des Victoires de la Musique Guinéenne (VDMG), organisé ce mardi 3 novembre 2026 à l’Hôtel Kaloum, le Commissaire général, Aboubacar Mamadou Camara, a dévoilé les principales orientations de cette nouvelle édition. Entre hommage aux pionniers du hip-hop guinéen, ouverture à la mode et au design et réforme du système de vote, les organisateurs affichent leur ambition de contribuer davantage au rayonnement culturel du pays.
La huitième édition des Victoires de la Musique Guinéenne, qui aura lieu le 18 décembre à l’hôtel Kaloum, s’annonce particulière. À l’occasion de la conférence de presse marquant son lancement officiel, Aboubacar Mamadou Camara, Commissaire général des VDMG, a apporté plusieurs précisions sur les nouveautés et les grandes orientations de cette édition 2026. << En termes de catégories, rien n’a changé. Nous avons toujours 25 catégories de nomination. Donc, il y aura 35 trophées et 5 trophées majeurs. Tous les ans, on a 5 trophées qui vont être décernés aux gloires de la musique guinéenne, les anciennes grandes personnalités qui ont porté notre culture très haut. >> affirme le Commissaire général des VDMG avant de se prononcer sur les nouveautés << En termes de nouveauté, vous avez une nouvelle catégorie qui rentre cette année, qui a un lien avec les industries culturelles et créatives. Donc, ça va être la catégorie des meilleurs créateurs de mode, style et design, qui a vraiment un lien particulier avec les industries culturelles et créatives qu’il faut aussi booster dans notre pays, parce que la demande est tellement forte aujourd’hui. >>
Une annonce exceptionnelle a été faite à l’occasion de cette 8e édition des Victoires de la Musique Guinéenne. Il s’agit de l’idée d’honorer les 30 ans du hip-hop guinéen en consacrant uniquement les 5 prix d’excellence à la musique urbaine. << Vous savez que chaque année, on a 5 trophées d’excellence pour les anciens. Ce sont les trophées majeurs. Cette année, en 2026, le hip-hop guinéen a 30 ans. Je ne sais pas si vous le savez. Le premier album de rap guinéen est sorti en 1996. En novembre 1996, ça fait 30 ans. Donc, Bill De Sam, ensuite, vous avez eu Kill Point, juste après. Et voilà, ça fait 30 ans. Et vous avez vu l’écho que ça a fait Guinée Old School, là, récemment. Ça nous fait faire une introspection. Donc, les Victoires de la Musique Guinéenne, nous sommes dans la réflexion pour le rayonnement culturel guinéen. Et cette année, exceptionnellement, je le dis avec beaucoup d’émotion parce qu’avec ce qui s’est passé récemment, ça donne des frissons. Et donc, les 5 trophées d’excellence reviennent aux bâtisseurs, à la culture hip-hop de notre pays. Donc, ces 5 trophées majeurs reviennent cette année à la musique rap, à la musique hip-hop de notre pays. Les bâtisseurs auront leurs trophées cette année pour célébrer les 30 ans de l’histoire de la musique rap et hip-hop de notre pays. >>
Pour Aboubacar Mamadou Camara, Commissaire général des Victoires de la Musique Guinéenne, l’objectif principal est le rayonnement culturel guinéen, la promotion de la destination Guinée et la volonté de faire en sorte que la culture guinéenne parle au monde à travers l’émulation des artistes.
Chaque année, le Salon de la musique guinéenne précède la grande cérémonie de distinction des artistes et des hommes de culture guinéens. Cette année, il se tiendra au Centre culturel franco-guinéen les 15 et 16 décembre prochains.
Comme l’année dernière, Daran Cissoko sera parmi les panélistes. Elle parle de l’événement et invite les personnes concernées à répondre massivement présentes à ce Salon. << J’encourage chacun à accompagner ce grand projet, qui mérite davantage de soutien. C’est une initiative essentielle pour valoriser les créateurs et les artistes musicaux. Comme je le dis souvent, la création n’a pas de prix. Je connais les sacrifices que les artistes consentent pour nous offrir des œuvres qui nous divertissent, nous éduquent et nous permettent de nous remémorer notre histoire. Je tiens également à encourager les créateurs, les professionnels et tous les acteurs du secteur à participer aux activités du Salon de la musique, notamment aux formations et aux panels. Ayant pris part à la précédente édition, j’en garde une très bonne expérience, avec des échanges enrichissants et des retombées concrètes. >> affirme-t-elle.
L’autre nouveauté dévoilée lors de cette conférence de presse concerne le système de vote. Désormais, chacun pourra voter à plusieurs reprises, mais le vote sera payant. << Cette fois-ci, le public a la possibilité de voter plusieurs fois, et c’est un système transparent et crédible qu’on a mis en place avec Billetfacile, pour que cette année, le vote des Victoires de la Musique Guinéenne soit payant, de façon transparente et crédible. Cela permettra d’authentifier les votes, mais cela permettra également de nous aider à soutenir la production de l’événement, parce que l’événement est très lourd financièrement et on n’a pas de sponsor à date. On n’a aucun contrat de sponsoring. >> déclare le Commissaire général des Victoires de la Musique Guinéenne, Aboubacar Mamadou Camara.
Toutefois, derrière ces ambitions et cette volonté de faire rayonner la culture guinéenne se cache une réalité préoccupante : le manque de partenaires financiers. Aboubacar Mamadou Camara a en effet révélé qu’aucun contrat de sponsoring n’avait encore été signé pour accompagner cette 8ᵉ édition, malgré le poids financier que représente l’organisation d’un tel événement. Mais il ne compte pas lâcher prise et donne rendez-vous le 18 décembre à l’hôtel Kaloum.









